Conception et mise en scène : Bartabas
Avec l’Académie du spectacle équestre
et le théâtre équestre Zingaro
Dans le cadre des Fêtes de Nuit du Château de Versailles
Août - septembre 2005 / 6 représentations
Ce spectacle évoque l’épopée invraisemblable de René Madec, un petit mousse né en 1736 à Quimper qui, au fil de ses voyages et de ses prouesses militaires, est nommé nabab en Inde en 1769 et anobli à 45 ans par Louis XVI.
« (…)Bartabas ne raconte pas l’histoire de cet aventurier. C’est le rêve de l’Orient, le goût du lointain, associés à des musiques composées en Inde, en Amérique ou en Europe au 18éme siècle qu’il montre à travers des tableaux enchaînés par des feux d’artifice. « Le métissage culturel n’est pas le fait de notre époque. Il existait déjà », constate-t-il. Devant le château de Versailles, sur une profondeur de 400 mètres, retentissent les galops, les cavalcades de quelque 95 chevaux montés par une cinquantaine d’écuyers. Etendards rouges et bleus au vent, les cavaliers soulèvent la poussière : on se croirait dans un film de Kurosawa. Instant poétique : des cerfs-volants immaculés sillonnent le ciel. Dans le jaillissement des fontaines et l’embrasement pyrotechnique sans cesse renouvelé, Bartabas s’en donne à cœur joie avec des jeux de perspectives : des troupeaux de chevaux argentins en liberté courent au loin ; quatre éléphants en acier multicolore, portés sur des attelages, descendent l’allée des Marmousets à laquelle 70 palmiers de l’Orangerie donnent un aspect oriental. Suivent des minutes charmantes où des poulains crème jouent, se roulent, se mordillent sur la plateforme sableuse (…) ».
Nicole Duault / Le Journal du Dimanche – 28 août 2005
© Frédéric Chéhu