Le centaure et l'animal

Amiens Maison de la culture du 9 au 14 mars 2012
réservation
Conception, mise en scène : Bartabas
Chorégraphie : Ko Murobushi et Bartabas
Musique : Jean Schwarz
Lumière: Françoise Michel
Avec : Bartabas, Ko Murobushi
Et les chevaux : Horizonte, Soutine, Pollock et Le Tintoret

Textes de Lautréamont, extrait des chants de Maldoror.

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Date de tournée :


Amiens - Maison de la Culture
Vendredi 9, samedi 10, lundi 12, mardi 13 et mercredi 14 mars 2012

Hong Kong - French May Festival - Kwai Tsing Theater
les lundi 14, mardi 15,  jeudi 17, vendredi 18 et  samedi 19 Mai 2012

Bartabas, cavalier solaire, créateur du Théâtre Équestre Zingaro, aime reprendre les mots d'Arthur Rimbaud pour qualifier ses aventures hors piste et aller ainsi "trafiquer dans l'inconnu". On ne saurait mieux dire pour présenter Le Centaure et l'animal, pas de deux entre Bartabas et le danseur japonais Ko Murobushi. Ce dernier, héritier du fondateur du Butô Tatsumi Hijikata, devenu un temps moine de la montagne, n'a cessé de porter la parole de cette danse des ténèbres, avec la compagnie Dairaku-dakan d'abord, puis celle de Carlotta Ikeda et enfin Ko&Edge, sa dernière troupe en date. Et voici que s'annonce ce cérémonial pour hommes et chevaux, spectacle aux clairs-obscurs fascinants signés Françoise Michel, rythmés par les phrases extraites des Chants de Maldoror du comte de Lautréamont lu ici par Jean-Luc Debattice. De ce bestiaire fantastique vont naître des visions sidérantes comme cet homme-cheval, ces pluies de cendres, ce corps argenté à la souplesse feutrée, ces ailes déployées sur une monture entre souvenir de la soliste Loïe Fuller et papillon de nuit. Chacun à leur tour, Bartabas et Ko Murobushi convoquent des sortilèges où la gestuelle, comme prise dans un halo de mystère, emprunte à l'imaginaire du butô ou des danses libres. Quatre interprètes s'invitent à ce rituel entre sauvagerie et poésie, les chevaux Horizonte, Soutine, Pollock et Le Tintoret : Bartabas les voit comme des "partenaires danseurs". Pour lui ce n'est pas le cavalier qui prime "mais cette part de l'être hybride que je forme avec le cheval et qui se met aussi à danser". On l'aura compris, Le Centaure et l'animal ne ressemble à aucun spectacle connu à ce jour. Aux frontières des genres, il s'impose comme un opéra des corps, humain et animal, d'un envoûtement certain.
Philippe Noisette

 
 

© Nabil Boutros